Tout le monde n'a pas besoin de tout voir. Le comptable n'a rien à faire dans le plan d'appel, et le responsable du support n'a pas à consulter la facturation. Le panel permet de découper ça finement, à condition de savoir où.
Ouvrez Configuration PBX, puis Utilisateurs société.

On n'ajoute pas un utilisateur, on l'invite
L'onglet Invitations est le point d'entrée. Vous saisissez une adresse email, vous cochez éventuellement les rôles à appliquer, et vous envoyez.
La personne reçoit un lien et crée son compte elle-même : prénom, nom, mot de passe, ou connexion par son compte Microsoft, Google ou Infomaniak. Les rôles que vous aviez cochés s'appliquent automatiquement à l'acceptation.
Cette façon de faire a une raison : vous ne choisissez jamais le mot de passe de quelqu'un d'autre. Le mot de passe doit faire au moins douze caractères, avec majuscule, minuscule, chiffre et caractère spécial, et personne d'autre que son titulaire ne le connaît.
L'onglet suit ensuite chaque invitation : en attente, acceptée, refusée, révoquée ou expirée. Elles se renvoient et se révoquent, et chacune garde son historique.
Rôles ou permissions
Deux boutons sur chaque ligne, et la différence compte.
Les rôles sont des ensembles de droits préparés d'avance, qu'on donne à plusieurs personnes : un rôle « superviseur », un rôle « comptabilité ». C'est par là qu'il faut commencer, parce qu'un rôle se modifie une fois pour tous ceux qui le portent.
Les permissions se posent utilisateur par utilisateur, en plus des rôles. C'est l'exception : la personne qui, en plus de son rôle, doit pouvoir écouter les appels ou gérer les fichiers audio.
Une bonne installation tient sur trois ou quatre rôles et très peu de permissions individuelles. L'inverse, une permission cochée à la main pour chacun, devient impossible à auditer au bout de six mois.
Traiter plusieurs personnes d'un coup
Les cases à gauche du tableau sélectionnent plusieurs utilisateurs, et deux boutons apparaissent alors pour leur assigner des rôles ou des permissions en une fois. C'est ce qu'on veut quand une équipe entière change de périmètre.
Trois façons de retirer un accès, et elles ne font pas la même chose
Déconnecter révoque tous les jetons de session de la personne. Elle devra se reconnecter. Son compte et ses droits sont intacts : c'est le geste à faire quand un poste a été laissé ouvert, ou après un doute sur un mot de passe.
Révoquer la sort de la société. Son compte est conservé, mais elle perd l'accès à cette société, ses rôles compris, et se retrouve déconnectée. C'est le geste du départ.
Protéger empêche la révocation par un administrateur de la société : seul un administrateur de la plateforme peut alors retirer ce membre. À poser sur le compte du dirigeant, pour qu'une erreur de manipulation ne coupe pas l'accès de la seule personne qui pouvait le rétablir.
Vous ne pouvez modifier ni vos propres rôles, ni vous déconnecter vous-même depuis cette page. Ce n'est pas une limitation à contourner : c'est ce qui vous empêche de vous retirer vos propres droits et de rester dehors. Prévoyez toujours deux administrateurs.
Le compte et le poste sont deux choses différentes
C'est la confusion la plus fréquente. Un utilisateur est un compte qui ouvre le panel. Un poste est une ligne téléphonique. Les deux se rejoignent par le champ « Utilisateur » de la fiche du poste, et c'est ce rattachement qui permet au softphone de se configurer tout seul.
Inviter quelqu'un ne lui donne donc pas de téléphone, et créer un poste ne lui donne pas d'accès au panel. Voir créer un poste et l'attribuer à un collaborateur.
Et ensuite
Un droit mérite une attention particulière parce qu'il touche à la vie privée : l'écoute discrète se distribue poste par poste, en plus de la permission.