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Raccorder un téléphone de bureau

Donner une adresse au téléphone pour qu'il aille chercher sa configuration tout seul, puis lui attribuer un compte depuis le panel.

Un téléphone de bureau a besoin d'un serveur, d'un identifiant et d'un mot de passe pour fonctionner. Les saisir à la main sur le clavier de l'appareil est long, se trompe facilement, et devient impraticable dès le troisième poste.

L'auto-configuration renverse la charge : vous donnez au téléphone une seule adresse, et il vient chercher sa configuration lui-même, à chaque démarrage.

Trois téléphones. Le dernier s'est annoncé tout seul et attend qu'on lui attribue un compte.
Trois téléphones. Le dernier s'est annoncé tout seul et attend qu'on lui attribue un compte.

Une fois pour l'entreprise

Dans Configuration PBX, Téléphones IP, l'onglet de configuration produit trois choses : une adresse d'auto-configuration, une clé, et un couple identifiant / mot de passe. Ils valent pour tous vos téléphones, vous ne les générez qu'une fois.

L'adresse contient la marque de l'appareil. Le modèle, lui, n'y figure pas : il est reconnu automatiquement.

Puis, sur chaque téléphone

  1. Ouvrir l'interface d'administration du téléphone, dans son navigateur.
  2. Trouver la section d'auto-configuration, souvent nommée Auto Provision ou Remote Provision selon la marque.
  3. Coller l'adresse, et renseigner l'identifiant et le mot de passe.
  4. Redémarrer l'appareil.

Le téléphone s'inscrit tout seul

C'est la partie qui surprend, et c'est la plus commode.

Au premier contact, le standard reconnaît la marque par l'adresse, lit le modèle et l'adresse MAC envoyés par l'appareil, et crée la fiche du téléphone sans que vous ayez rien saisi. Elle porte un nom provisoire fait de la MAC, et le badge À configurer.

Ce badge veut dire une seule chose : aucun compte n'est encore attribué. Il vous reste à ouvrir la fiche, à choisir le compte téléphone de la personne, et à lui donner un nom lisible. Au redémarrage suivant, l'appareil prend son identité.

Vous pouvez aussi faire l'inverse et déclarer le téléphone à l'avance, avec sa MAC lue sous l'appareil. C'est utile pour préparer une livraison : le poste est déjà nommé et attribué quand il arrive sur le bureau.

L'adresse MAC vient du téléphone

Le standard ne devine pas l'appareil qui l'appelle : il lit son adresse MAC dans ce que le téléphone annonce de lui-même. Si le téléphone ne l'envoie pas, la configuration est refusée, avec un message qui dit exactement cela.

C'est le premier point à regarder quand un appareil neuf ne récupère rien : la plupart des marques envoient bien cette information, mais un micrologiciel ancien ou un mode de compatibilité peuvent la supprimer.

Vérifiez le modèle affiché

Si le modèle annoncé par l'appareil n'est pas au catalogue, il n'y a ni erreur ni avertissement : le premier modèle actif de la marque est retenu à sa place.

La conséquence est discrète et désagréable. Le téléphone reçoit une configuration écrite pour un autre appareil, et quelque chose ne marche pas sans qu'on comprenne quoi : le nombre de touches, l'écran, un détail de codec.

Après le premier contact, comparez donc la colonne Marque / Modèle avec ce qui est écrit sous l'appareil. Si les deux diffèrent, corrigez le modèle sur la fiche.

Quand rien ne se passe

Chaque téléphone porte un bouton Logs. Il montre les requêtes que l'appareil a réellement faites, et la configuration exacte qui lui a été renvoyée.

C'est le seul endroit qui dit la vérité. Une colonne Dernière mise à jour restée à « Jamais » signifie que l'appareil n'a jamais contacté le standard : l'adresse est fausse, ou il n'a pas de route vers le serveur. Une date récente avec un téléphone qui ne s'enregistre pas déplace le problème ailleurs, du côté du compte attribué.

Ensuite

Le poste existe, il lui manque un numéro et des touches.

Pour comprendre à quoi sert cette fonctionnalité et ce qu’elle apporte :

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